Cruelle Hippophagie

 

Cruelle hippophagie

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« Le cheval, vous l’aimez comment ? En ami ou en rôti ? » Lancée en novembre 2007 par la fondation Bardot, cette campagne a recueilli plus de 50 000 signatures en deux mois et va continuer en 2008. Soutenue par de nombreuses personnalités comme Mathilde Seigner ou Jean Rochefort, elle a relancé le débat sur l’hippophagie. Un débat qui a été muselé au dernier salon du cheval de Paris, la Fondation étant purement et simplement privée de son stand par les organisateurs, Motif : ces derniers craignaient des querelles « musclées » entre les militants de la fondation et les représentants des éleveurs ou des courses.

Si l’hippophagie remonte à l’âge de pierre, comme en témoignent les fresques de chasse des chevaux laissées dans les grottes et les sites archéologiques, le pape Grégoire III a interdit cette pratique en 732.

Et ce n’est qu’au XIXème siècle, il n’y a donc pas si longtemps, que l’hippophagie est légalisée en France. A l’époque, la consommation viande de cheval fait déjà débat, les uns arguant qu’elle protège les chevaux en obligeant leurs propriétaire à les garder en bon état jusqu’à la fin, les autres, comme Alexandre Dumas, pensant qu’il faut respecter le noble animal et ne le consommer qu’en cas de blocus ou de famine. Au XXème siècle, l’automobile, le tracteur et le chemin de fer viennent détrôner les chevaux de trait qui doivent leur cheptel diminuer tragiquement. Au début des années soixante-dix, les Haras nationaux mettent sur pied une filière « viande » dans le but de sauver ces races et donnent un coup de pouce à un élevage chevalin orienté vers la boucherie.

De moins en moins consommée, la viande de cheval a pourtant fait de nouveau adeptes pendant crise de la vache folle. Puis sa consommation a repris sa lente diminution, pour ensuite croître de 2,1% en 2006, suite à l’autorisation de l’introduction de viande de cheval en grandes surfaces. La plupart des grandes enseignes ont en effet ouvert un rayon chevalin et certaines font même de la publicité notamment pour la viande mexicaine. Lorsqu’on connaît les conditions de transport et d’abattage des chevaux au Mexique, on se pose des questions !

 

<Pauvres chevaux

Aujourd’hui encore, 88% des chevaux de trait son destinés à la boucheries. Les poulains partent avant d’avoir atteint l’âge de 18 mois. Selon les Haras nationaux, les jeunes chevaux de trait représentent environ 29% des chevaux abattus. Le reste est constitué des « chevaux de réforme ». Dans 80% des cas, il s’agit de trotteurs blessés ou pas suffisamment performants sur les hippodromes. Le reste est constitué de pur-sang, de gentil chevaux de club, d’anciens chevaux de particuliers qui mériteraient pourtant une retraite. Comble de l’hypocrisie, ils ne vont, la plupart du temps, pas directement à la boucherie : leurs propriétaires préfère garder la « conscience tranquille » et les céder à un marchand, souvent à l’occasion de l’achat d’un nouveau cheval.

Même du point de vue économique, l’hippophagie est contreproductive pour la France. En matière de viande chevaline, notre balance commerciale est, une fois de plus, déficitaire ! En 2005, la France a importé pour 102 millions d’euros de viande chevaline et n’en a exporté qu’à hauteur de 57 millions d’euros. Les consommateurs français recherchent, paraît-il, une viande « tendre, au goût prononcé, de couleur rouge foncé ». Une viande issue de chevaux de réforme, qui explique pourquoi notre pays importe ces chevaux des Etats-Unis et des pays de l’Est. En revanche, nos jeunes chevaux de trait sont exportés en Italie pour y être engraissées. Et ils font des kilomètres en camion dans des conditions souvent lamentable !

 

<Transport et abattage

Car si les conditions des transport son devenues plus draconiennes grâce à la législation européennes, les contrôles effectué par les associations comme One Voice ou la PMAF (Protection mondiale des animaux de ferme) montrent qu’elle est loin d’être appliquée. Les chevaux sont si émotifs, si sensible, que l’on peut imaginer l’effroi qu’ils doivent ressentir en pénétrant dans un abattoir. Considérés comme du bétail, ils sont traités comme les bovins et étourdis par choc électrique.

 

<Ne pas les abandonner

Pour les cavaliers et tous les amoureux des chevaux, ils paraît évident que l’hippophagie n’est pas acceptable ! De nombreuses associations, comme la Fondation Brigitte Bardot, considèrent d’ailleurs le cheval comme domestique au même titre que le chien et le chat. Signer des pétitions ou apposer son véhicule des autocollants contre l’hippophagie, c’est bien, mais cela ne suffit pas. A chaque cavalier de se préoccuper de l’avenir de son cheval ou de la monture de club qui lui a donné ses premières sensations.

Pas question de les abandonner à leur triste sort au fond d’un pré. Un cheval retraité a besoin de soin, de nourriture, de vermifuge… La note atteint environ 150€ par mois, pendant plusieurs années. C’est donc à tout le monde, et donc à chacun d’entre nous, de prendre ce problème en considération et de chercher des alternatives pérennes à la consommation de viande de cheval. Le monde des courses a amorcé une prise en considération et France Galop a fait un premier pas pour reclasser les pur-sang réformés des courses avec l’aide de la Ligue française de protection du cheval. Mais le monde du trot doit lui aussi s’investir dans cette direction. « Concernant les chevaux de trait, il faut trouver des idées, ouvrir des fermes pédagogiques, attribuer des espaces naturel à ces chevaux », explique Constance Cluset, chargée de la communication de la Fondation Brigitte Bardot.

Pour terminer ce tour d’horizon, tournons-nous un cours instant vers la Grande-Bretagne. Dans ce pays de grande et longue tradition équestre, pas si loin de chez nous et comptant lui aussi près d’un million de chevaux, tant dans le domaine des courses que du sport ou des loisirs, pas un seul cheval n’est abattu pour sa viande. Pour la bonne et simple raison qu’il ne viendrait à l’esprit d’aucun habitant de manger la plus noble conquête de l’homme. Question de sensibilité, peut-être… Et de considération, assurément.

Texte provenant de cheval magazine n° 436

 

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Commentaires (6)

1. hirondelle Le 08/03/2008 à 18:20

c'est vrai que cela reste un gand débat mais pour moi le cheval est un ami comme le chien et le chat et on ne mange pas son ami.

chantal

http://www.e-monsite.com/lemondedhirondelle

2. ptitange Le 09/04/2008 à 14:08

désoler j'ai dû supprimer les commentaires, car, on n'est pas là pour s'insulter mais, pour parler de nos amis les chevaux

3. ptiange Le 10/04/2008 à 01:02

beisa va pas la tete comme nous on na le droi

4. drea Le 20/05/2008 à 13:09

moi j'aime bien les chevaux j'en n'ai 140 je m'en occupe avec des amis!!

5. margot Le 01/06/2008 à 21:24

Envoyer un e-mail à margot
sa c vrai un cheval est plus que lon e croi il est courageux,joueure,magnifique est sutout doux est gentil il i a q'une chose dans la vie horrible c les abatoires et l'hippophagie.Sa mernerve sa kon tu les chevaux pour le plaisir y en a ki fon sa é sa ménerve.Smiley

6. karina Le 05/06/2008 à 17:36

je trouve lache les personnes ki font du cso ou autre ki kan le cheval ne va plus s'en debarassent a la boucherie

moi je n'en ferrai pas autent avec ma jument, avec elle je fait du cso mais le jour ou elle sera blessé ou trop vieille j'arretrai avec elle
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Dernière mise à jour de cette page le 15/03/2008

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